Le jeudi 2 juillet 2026, M. Remy Brillant, maire de Papeete, a eu l’honneur d’assister à la cérémonie commémorative « Aldébaran – Moruroa », dédiée au fait nucléaire. L’événement s’est déroulé en présence du Haut-commissaire de la République, du Président de la Polynésie française, M. Moetai Brotherson, ainsi que de nombreux représentants du gouvernement et personnalités politiques du Pays.
Organisée par la Délégation au suivi des conséquences des essais nucléaires (DSCEN), cette rencontre a permis de rappeler les missions essentielles de cet organisme créé en 2007. La DSCEN assure un rôle crucial d’observation, de coordination, d’évaluation et de proposition. Malgré l’instabilité politique qui a marqué la période 2005-2013, la délégation s’est imposée comme un acteur incontournable, soutenant activement les associations d’aide aux victimes, les groupements environnementaux et les structures de recherche. Elle œuvre également à la transmission des mémoires, notamment par le pilotage du projet Pu Mahara atomi, futur centre d’interprétation des essais nucléaires français en Polynésie.
Outre son volet institutionnel, l’événement a offert un espace d’expression plurielle et de partage, valorisant les travaux d’élèves, des ateliers artistiques et des expositions associatives. Cette démarche, respectueuse de la diversité des mémoires, a permis de placer la commémoration au cœur du débat public.
Soixante ans après le début de l’expérimentation nucléaire, ce temps fort invite autant au bilan de l’évolution législative qu’à la réflexion sur les enjeux de demain, garantissant que le devoir de mémoire reste un moteur pour nos actions futures.
Dans son discours, le maire de Papeete, Remy Brillant, a souligné l’importance de ce travail de mémoire :
Une commémoration ne consiste pas seulement à regarder le passé ; elle consiste aussi à choisir ce que nous voulons transmettre. Notre responsabilité n’est pas de transmettre une vérité toute faite : elle est de transmettre les faits, les témoignages et les mémoires, afin que chacun puisse construire librement son regard sur cette histoire. Car un peuple grandit lorsqu’il accepte de regarder toute son histoire en face, avec lucidité, avec mémoire et avec confiance ; c’est ainsi que se construit une mémoire partagée, c’est ainsi que se prépare un avenir commun.
Mauruuru roa. Que vive Papeete, que vive la Polynésie, que vive Maohi nui ! Mauruuru maitai.













